Prêt de € 126 millions de la BERD pour un parc éolien au Maroc

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé le 27 novembre la mobilisation, avec la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE), de € 126 millions pour la réalisation du parc éolien Khalladi près de Tanger, soutenu aussi par le Fonds pour les technologies propres (FTP). Le financement sera accordé par les deux banques par tranches égales à « UPC Renewables SA ». La BERD souligne qu’il s’agit du premier projet privé financé par la BERD dans le domaine des énergies renouvelables au Maroc. 

La production d’électricité de ce parc de 120 MW pourra, aux termes d’une loi relative aux énergies renouvelables être vendue directement aux clients raccordés aux réseaux électriques de haute tension et de moyenne tension, essentiellement des sociétés industrielles. UPC Renewables, du groupe UPC, développe un autre projet éolien de 150 MW dans le sud du Maroc.

Le parc éolien de Khalladi est le premier projet lancé dans le cadre du nouveau programme de financement de la BERD de $ 250 millions en faveur de la production d’énergies renouvelables dans la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen. Ce programme soutient la production d’électricité renouvelable par des entreprises énergétiques du secteur privé au Maroc, en Egypte, en Tunisie et en Jordanie.

Le Maroc a adopté un programme ambitieux de développement des énergies renouvelables et propres, solaire et éolienne et d’une stratégie nationale d’efficacité énergétique, visant à réduire de 12 % la consommation d’énergie d’ici 2020 et de 15 % en 2030. Le développement des énergies renouvelables est une autre priorité : l’objectif est de porter leur part à 42 % de la capacité totale à l’horizon 2020, notamment grâce à une capacité éolienne de 2 000 MW et une capacité solaire de même niveau d’ici 2020.

Pour accroître significativement la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique, le Maroc s’est engagé en particulier dans des méga-projets tels le parc solaire de Ouarzazate, la plus grande centrale solaire au monde, et celui, éolien, de Tarfaya.

En prélude de la COP21, le Maroc avait annoncé son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 13 % d’ici 2030, avec une possibilité de réduction additionnelle de 19 % sous réserve d’un appui financier international, qui porterait ainsi l’effort de réduction à 32 % à l’horizon 2030. Un tel objectif, correspondant à une réduction cumulée de 401 millions de tonnes équivalent CO2 sur la période 2020-2030, nécessitera un investissement global de l’ordre de $ 45 milliards d’ici 2030, dont un montant de $ 35 milliards sera sollicité au niveau de l’aide internationale.

 

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