ENI va investir $ 22,5 milliards en Afrique

« Au cours des quatre prochaines années, nous allons investir environ 20 milliards d’euros en Afrique, ce qui représentera  60% de nos investissements ». C’est ce qu’a annoncé le 15 avril le Claudio Descalzi  le directeur général du groupe italien Eni, dans le cadre de la conférence big IdEAs, organisée au siège de l’agence internationale de l’énergie (AIE) à Paris.

Ces investissements qui représentent 60% environ de l’ensemble des investissements de l’ENI serviront majoritairement au développement de ses récentes découvertes, en particulier au Mozambique et récemment en Égypte, portant à plus de 12 milliards de barils ses découvertes réalisées au cours des sept dernières années. L’Afrique constitue déjà la première zone de production de l’ENI, avec une production évaluée à 1 million de barils par jour et près de 3 millions de barils par jour gérés pour le compte de l’ensemble de ses partenaires. Sur les cinq dernières années, d’importantes découvertes de gaz et pétrole ont été réalisées sur le continent africain notamment : au Mozambique, en Angola, au Ghana, au Gabon, au Congo et dernièrement en Égypte, dans le champ offshore Zhor, qui renfermerait l’équivalent de 5,5 milliards de barils de pétrole. D’autre part, ENI a réalisé des accès directs aux ressources algériennes et libyennes via des gazoducs. Au total, sur huit ans, l’italien a mis au jour 15 milliards d’équivalents barils de pétrole.

Mais le groupe veut également contribuer à stimuler et à diversifier le mix énergétique du continent, en investissant notamment dans le solaire. Depuis quelques années, l’italien investi dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique notamment avec la construction de champs photovoltaïques au Nigeria et au Congo-Brazzaville. Selon Claudio Descalzi,  le potentiel du solaire africain serait de quelque 300 000 gigawatts. « La priorité absolue devrait être de construire un modèle d’énergie qui peut soutenir la croissance démographique ».

 

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